prix "François Pompon" décerné lors du salon national des Beaux-Arts 2015
marie louise sorbac
l'artiste

Marie Louise Sorbac est née en Argentine, à Buenos-Aires, le 15 mars 1959 d'un père français et  d'une mère argentine.

Elle fait ses études au Lycée Franco-Argentin Jean Mermoz et grandit parmi 4 frères et sœurs, dans une famille de trois générations de collectionneurs et de décorateurs.

Le bac passé elle s'installe en France décidée à s'inscrire aux Beaux-Arts. Les dates ne coïncidant pas elle entre sans tarder dans la vie active. Elle occupe des postes à responsabilité tout au long de sa carrière professionnelle se déroulant dans le milieu de la compétition automobile, du développement de marques de luxe à l'export et en France : la maroquinerie, le parfum et le mobilier design. Elle collabore avec des créateurs, des directeurs artistiques, des entrepreneurs. A cette occasion elle voyage, observe, imprime. Chaque expérience apporte un élément nouveau et constructif à Marie Louise Sorbac, les formes, les couleurs, les styles, les senteurs. Ce vécu la conduit vers l'expression de sa créativité au travers de la sculpture.

l'âme et la matière
Il y a une dizaine d'années elle met ses mains dans la terre pour la première fois. Lors de son emménagement à Boulogne-Billancourt où elle vit et travaille, elle s'inscrit aux ateliers d'arts plastiques de la ville. Elle donne corps à son besoin de créer par la rencontre avec diverses matières : le grillage, le métal, le bois, le plâtre... Elle façonne aussi bien, avec du fer à béton qu'elle tord elle-même, des personnages et des scènes quasi linéaires, dessinées dans l'espace, qu'un bestiaire en grillage, compressé à la main, ce qui donne à ses animaux un volume, une densité et de la rondeur. « Ce que j'aime c'est de créer des personnages faits d'un trait, d'une ligne, purs et essentiels, comme si je dessinais en sculptant ». Elle travaille aussi avec des matériaux que lui offre la nature, des sarments de vigne, le bois et également le métal qu'elle recycle, soude et mélange au bois. « J'ai du plaisir à détourner des matériaux de bâtisseurs, d'architectes, de ferrailleurs et de les ressusciter en leur donnant une nouvelle forme, mouvement et vie ».

De la profondeur de ses origines, elle donne vie à une série de taureaux dont Pablo simple et dépouillé, pur et présent édité en bronze.

L'œuvre de Marie Louise Sorbac est concrète, structurée, présente et habitée.

Elle expose depuis mars 2010 dans diverses galeries parisiennes, à la galerie Argentine, à l'espace Landowski à Boulogne, à l'Unesco.